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Mark Webber (né le 27 août 1976 à Queanbeyan, Australie - ) est un pilote automobile australien. Il évolue en Formule 1 depuis la saison 2002. Il dispute la saison 2006 au sein de l'écurie britannique Williams aux côtés du jeune pilote allemand Nico Rosberg.
Les débuts
Après avoir débuté sa carrière sur deux roues, Mark Webber passe sur quatre roues à partir de 1991, lorsqu'il découvre le karting. En 1994, à 18 ans, il dispute le championnat d'Australie de Formule Ford, où ses bons résultats lui permettent de faire le grand saut vers l'Angleterre. En 1996, pour sa deuxième saison en Angleterre, il termine 2e du championnat britannique de Formule Ford, mais surtout, il remporte le Formula Ford Festival de Brands Hatch, sorte de Coupe du monde officieuse de la spécialité. En 1997, Mark Webber accède au réputé championnat britannique de Formule 3, mais malgré de bons résultats, se retrouve rapidement confronté au manque de budget. Au cours de l'été, il est sur le point de devoir mettre un terme à sa saison si ce n'est à sa carrière, lorsqu'il reçoit un coup de pouce financier providentiel de la part de David Campese, la légende du rugby australien. Cela lui permet de finir sa saison à la 4e place du classement général, et d'être repéré par la firme Mercedes, qui décide de faire de lui un de ses pilotes officiels dans le championnat FIA GT pour la saison 1998.
Associé à Bernd Schneider, Mark Webber remporte 5 courses, mais doit s'incliner au championnat derrière l'autre duo Mercedes, constitué de Klaus Ludwig et de Ricardo Zonta. En 1999, Mercedes se retire du championnat FIA GT pour concentrer ses efforts sur les 24 heures du Mans. Mais la participation de Webber au Mans n'est pas loin de se conclure par un drame. En raison d'un défaut aérodynamique, la Mercedes de Mark Webber part dans une série de loopings à deux reprises (lors des essais et lors du warm-up du samedi matin). Il s'en sort à chaque fois sans la moindre blessure. A noter que durant la course, le pilote écossais Peter Dumbreck connaitra la même mésaventure sur une autre voiture de la marque.
Refroidi par son expérience au Mans, Mark Webber décide de retrouver la monoplace. En 2000, il est recruté par l'écurie de Formule 3000 Eurobet Arrows (considéré comme l'équipe junior de l'écurie de F1 Arrows), dirigée par son compatriote Paul Stoddart. Compte tenu des liens entre Eurobet Arrows et Arrows F1, il effectue également cette année-là ses premiers pas en Formule 1, en tant que pilote essayeur. Troisième du classement final pour sa première saison dans la discipline, Mark Webber apparait comme la grande révélation du championnat. Celui lui vaut de devenir pilote essayeur pour l'écurie Benetton F1 à la fin de l'année, une position qui n'est pas remise en cause lorsque quelques mois plus tard, Renault rachète Benetton. Flavio Briatore le prend même sous son aile en lui faisant signer un contrat de management à long terme. Parallèlement, il dispute une deuxième saison de F3000 pour le compte de l'écurie Super Nova. Mais compte tenu de son statut de favori du championnat, Webber déçoit en commettant plusieurs erreurs de pilotage qui lui coutent le titre, au bénéfice du Britannique Justin Wilson.
La Formule 1
En 2002, Briatore finance l'accession de Webber à la Formule 1 en le plaçant dans la petite écurie Minardi, alors détenue par Paul Stoddart, une vieille connaissance de Mark. Il se met en évidence dès son premier GP, disputé chez lui à Melbourne. Mettant à profit un carambolage général au départ qui élimine le gros du peloton, il termine à la 5e place, après avoir résisté en fin de course aux attaques de Mika Salo sur une Toyota a priori plus performance. Pour saluer ce petit exploit, les organisateurs font une entorse au protocole en permettant à Mark Webber et Paul Stoddart de célébrer leur performance sur le podium (peu de temps après le "vrai" podium des vainqueurs). Même s'il n'est pas en mesure de renouveler cette performance tout au long de la saison, Webber continue d'impressionner favorablement, et s'affirme comme la révélation de l'année.
En 2003, il quitte Minardi pour rejoindre l'écurie britannique Jaguar Racing. Webber confirme son potentiel en multipliant les coups d'éclat en qualification et en dominant largement son coéquipier Antonio Pizzonia (puis plus tard Justin Wilson après le limogeage de Pizzonia). Mais ses performances aux essais sont rarement suivies de belles courses, sans que l'on sache trop si ce décalage est le fait de la voiture ou de son pilote. Il termine tout de même 10e du championnat avec 17 points.
Après une nouvelle solide saison chez Jaguar en 2004 (13e avec 7 points), il est recruté par l'écurie Williams-BMW en 2005. Mais très attendu, Webber déçoit quelque peu en montrant à nouveau un certain décalage entre ses belles performances aux essais et ses courses, plus laborieuses, souvent émaillées d'incidents et d'erreurs. Toujours chez Williams en 2006, Mark Webber se montre sous un meilleur jour, mais, par la faute du manque du manque de fiabilité de sa monture, ne parvient pas à concrétiser ses belles performances par de bons résultats.
En 2007, il rejoint l'écurie Red Bull Racing, une équipe qu'il connaît déjà en partie car issue du rachat de l'ancienne équipe Jaguar. Au Grand Prix du Japon, il est accroché par Sebastian Vettel alors qu'il était second et pouvait prétendre à la victoire. À l'inter-saison 2008-2009, il est victime d'un accident de vélo lors d'une course caritative qu'il organise dans son pays : il est accroché par une voiture et subit une fracture à une jambe qui lui vaut la pose d'une broche. Bien que remis sur pied pour le début de la saison 2009, son programme d'essais d'inter-saison a été complètement annulé et c'est avec crainte qu'il entame la saison 2009.
Dès le début de saison, il ne montre aucune séquelle de son accident et tire rapidement parti de sa Red Bull, l'une des meilleures interprétations du nouveau règlement technique qui bouleverse la hiérarchie de la Formule 1 en 2009. Au volant d'une voiture performante, il fait jeu égal avec son nouvel équipier Sebastian Vettel et se qualifie régulièrement en haut de grille, ce qui lui permet d'effectuer de belles courses et d'atteindre plusieurs fois le podium.
Lors du Grand Prix d'Allemagne au Nürburgring, après s'être élancé de la pole position, la première de sa carrière, Webber remporte la première victoire de sa carrière après 130 départs (record). Après cette course il pointe au 3e rang du championnat du monde. Après plusieurs courses vierges de points, il remporte la manche Brésilienne à Interlagos puis finit 2e à Abu Dhabi, terminant ainsi 4e du championnat avec 69,50 points.
2010, toujours chez Red Bull, est la meilleure saison de Webber puisqu'il signe cinq pole positions (Sepang, Barcelone, Monaco, Istanbul et Belgique) et s'impose à quatre reprises (Barcelone, Monaco, Silverstone, Hungaroring). Lors du Grand Prix d'Europe à Valence, Webber est victime d'un violent accident : sa monoplace décolle sur la Lotus d’Heikki Kovalainen, se retourne dans les airs arrachant au passage un panneau publicitaire avant d'atterrir sur son arceau de sécurité et de finir sa course dans un mur de pneus.
Au Grand Prix de Grande-Bretagne il s'élance en deuxième position et s'impose. Au Grand Prix d'Allemagne il se qualifie en quatrième position et il finit la course à la sixième place. Une semaine plus tard en Hongrie, Webber part en deuxième position sur la grille, remporte la course et reprend la tête du championnat du monde. En Belgique, Webber se qualifie pour la cinquième fois de la saison en pole position et rate son départ à cause de problèmes d'embrayage, mais termine la course en seconde position, ce qui permet à Lewis Hamilton de lui ravir la tête du championnat.
Lors du Grand Prix d'Italie, une sixième place sur la ligne d'arrivée, après être parti quatrième, lui permet de reprendre la tête du championnat devant Hamilton qui a abandonné. À Singapour il s'accroche avec Hamilton qui abandonne, continue la course et reste en tête du championnat. Peu avant le Grand Prix du japon, Mark Webber, ainsi qu'il le révèle dans son livre Up Front paru fin novembre, tombe en VTT et se fracture légèrement l'épaule. Seuls le médecin de la FIA et son préparateur physique sont prévenus.
À Suzuka, sous cortisone pour atténuer sa douleur à l'épaule, il se classe second derrière son coéquipier et arrive au Grand Prix de Corée du sud en tant que leader du championnat du monde. La course, bouleversée par des fortes pluies et plusieurs interruptions ne lui est pas favorable puisqu'il sort de la piste et abandonne tandis qu'Alonso, victorieux, prend la tête du championnat. À Interlagos, il termine second derrière Vettel mais Alonso, troisième, conserve la tête du championnat. Red Bull Racing est sacrée champion du monde des constructeurs grâce au doublé de ses pilotes. À la veille du dernier Grand Prix, à Abu Dhabi, Webber est second du championnat à 8 points d'Alonso. L'Australien ne se qualifie qu'en cinquième position, derrière ses rivaux pour le titre. Après son ravitaillement, très tôt en course, il se retrouve, tout comme Alonso, dans l'impossibilité de dépasserVitaly Petrov. Webber se classe huitième quand Vettel gagne la course et est sacré champion du monde. Webber termine la saison à la troisième place du championnat.
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