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Le Grand Prix du Japon est une course automobile qui
compte pour le championnat du monde de Formule 1 depuis
1976. Le Grand Prix a lieu à Suzuka depuis 1987. A partir
de 2007, il retournera sur le nouveau circuit de Fuji, le
Fuji Speedway, comme en 1976 et 1977.
Historique
Premières dramatiques à Fuji
C'est en 1976 que le GP du Japon fait son apparition au
calendrier du championnat du monde, sur le rapide circuit
tracé à proximité du Mont-Fuji. Dernière épreuve de la
saison, le GP accueille l'épilogue du duel entre Niki Lauda
et James Hunt. En raison des trombes d'eau qui s'abattent
sur la piste au moment du départ, Lauda, le miraculé du
Nurburgring, préfère renoncer dès la fin du premier tour,
laissant le champ libre à son rival anglais. Mais victime
d'une crevaison en fin de course, ce dernier est contraint
à une folle remontée et finit par arracher le podium
synonyme de titre mondial dans la plus grande confusion, à
tel point que croyant avoir tout perdu, il sera proche d'en
venir aux mains avec son directeur sportif Teddy Mayer.
Symbole de la confusion règnant durant la course, le
meilleur tour sera attribué par erreur au débutant local
Masahiro Hasemi (sur Kojima) alors que selon des sources
plus fiables, c'est Jacques Laffite qui s'était montré le
plus rapide.
La F1 revient à Fuji en 1977 pour une épreuve sans
enjeu. Mais la course est marquée par l'accrochage entre
Gilles Villeneuve et Ronnie Peterson. En retombant derrière
les barrières de sécurité, la Ferrari du Canadien tue
deux personnes situées dans une zone interdite au public.
Après seulement deux éditions, le GP du Japon est rayé du
calendrier international.
Suzuka
Le GP du Japon fait sa réapparition 10 ans plus tard, en
1987. Le retour de la F1 au Japon correspond à la
domination exercée par le motoriste Honda depuis 1985.
C'est d'ailleurs sur le somptueux tracé de Suzuka, propriété
de Honda, que le GP est organisé. Placé en fin de
championnat (avant-dernière ou dernière épreuve), le GP
du Japon va régulièrement jouer un rôle décisif pour
l'attribution du titre mondial, et quelques unes des plus célèbres
pages de la Formule 1 s'y écriront.
Citons notamment:
Le GP 1987. Victime d'une violente sortie de piste aux
essais, Nigel Mansell se fracture plusieurs vertèbres,
perdant ainsi toute chance de rattraper son coéquipier
Nelson Piquet au championnat. Le Brésilien est ainsi sacré
champion du monde.
Le GP 1988. Malgré un départ complètement raté, Ayrton
Senna parvient à remonter puis à doubler son coéquipier
Alain Prost. Il décroche ainsi une victoire synonyme de
titre mondial.
Le GP 1989. A quelques tours de l'arrivée, Senna place une
attaque lointaine sur Alain Prost à la chicane. Prost ferme
la porte, provoquant l'accrochage entre les deux pilotes
McLaren-Honda. Senna parvient à repartir et à remporter la
course, mais il est disqualifié peu après l'arrivée pour
avoir cour-circuiter la chicane. Prost est sacré champion
du monde.
Le GP 1990. Parti de la pole-position (situé sur le côté
sale de la piste), Senna se fait surprendre au départ par
Prost, désormais chez Ferrari. Mais à l'abord du premier
virage, le Brésilien percute le Français et s'assure ainsi
son deuxième titre mondial. La course est également marquée
par la troisième place du local Aguri Suzuki qui devient
ainsi le premier pilote japonais à monter sur un podium de
Formule 1.
Le GP 1991. Le duel pour le titre oppose cette fois Senna à
Mansell. En partant à la faute, Mansell permet à Senna de
décrocher son troisième titre mondial.
Le GP 1993. Sans enjeu pour la première fois depuis 1977,
la course est marquée par l'étonnante passe d'arme entre
Senna (facile leader de la course sur une piste humide) et
le débutant Eddie Irvine, pourtant relégué à un tour.
L'explication se poursuivra après la course de manière
"virile" et vaudra aux deux hommes d'être
suspendu avec sursis par le pouvoir sportif.
Le GP 1994. Sous le déluge, Damon Hill livre une résistance
innatendue à Michael Schumacher, et se replace dans la
lutte pour le titre mondial avant d'aborder l'ultime épreuve
du championnat en Australie.
Le GP 1996. Pour la première fois depuis 1977, le GP est en
position de cloture du championnat. Facile vainqueur, Damon
Hill y est sacré champion du monde, tandis que son rival
Jacques Villeneuve est contraint à l'abandon suite à la
perte d'une roue.
Le GP 1997. Exclu du GP à l'issue des qualifications pour
avoir ignoré un drapeau jaune (il était déjà sous le
coup d'une sanction avec sursis), Jacques Villeneuve
parvient à s'aligner au départ de la course après avoir
fait appel. Il se livre à une partie de poker menteur avec
les pilotes Ferrari dont il sort perdant, la victoire
revenant à Michael Schumacher devant Eddie Irvine.
Villeneuve sera finalement déclassé, et abordera avec un
point de retard sur Schumacher la dernière course de la
saison à Jerez.
Le GP 1998. Comme en 1996, le GP clot le championnat. Après
avoir calé au départ, Schumacher est victime en course
d'une crevaison. Facile vainqueur, Mika Hakkinen décroche
son premier titre mondial.
Le GP 1999. Opposé cette fois à Eddie Irvine dans un GP à
nouveau décisif pour le titre mondial, Mika Hakkinen décroche
une nouvelle victoire et son second titre de champion.
Le GP 2000. Victorieux, Schumacher s'assure avant même la
fin du championnat de son troisième titre de champion du
monde, Hakkinen ne pouvant plus espérer le rejoindre. Il
devient le premier pilote depuis Jody Scheckter à être
sacré au volant d'une Ferrari.
Le GP 2003. Auteur d'une course brouillone dans le cœur du
peloton, Michael Schumacher décroche néanmoins son sixième
titre mondial, au détriment de son rival finlandais Kimi Räikkönen.
Le GP 2005. Dans une épreuve sans enjeu pour le titre des
pilotes mais importante pour celui des constructeurs, Kimi Räikkönen
s'impose en dépassant Giancarlo Fisichella à l'entame du
dernier tour, après s'être élancé du fond de grille.
Le GP 2006. Avant dernière manche du championnat, l'épreuve
est dominée par le leader du championnat du monde Michael
Schumacher, jusqu'à la défaillance du moteur de sa
Ferrari. La victoire revient à l'Espagnol Fernando Alonso
qui effectue du même coup un grand pas vers son deuxième
titre mondial.
En 2007 et 2008, le Grand Prix du Japon a lieu sur le
nouveau circuit du Mont Fuji
Le GP 2007 : Lewis Hamilton (McLaren) auteur de la pôle
position a remporté sa quatrième course de la saison au
Mont Fuji, une course marquée par de nombreuses sorties de
piste dont celle de Fernando Alonso. Deux finlandais complètent
le podium : Heikki Kovalainen (Renault) devant Kimi
Raikkonen (Ferrari).
Le GP 2008 : Fernando Alonso décroche sa seconde victoire
consécutive après sa victoire au GP de Singapour. Il
devance Robert Kubica, qui fait un bond au classement et
Kimi Raikkonen, de retour sur le podium. Lewis Hamilton a réalisé
un départ agressif et douteux, il écope d'une pénalité,
Le GP 2009 : Sebastian Vettel sur Red Bull a remporté la
course devant la Toyota de Jarno Trulli et la McLaren
Mercedes de Lewis Hamilton. Une troisième victoire cette
saison qui permet au jeune pilote allemand du team Red Bull
de retarder les sacres quasiment inéluctables de Jenson
Button et de son écurie Brawn GP. Respectivement 7e et 8e
à l'arrivée, Rubens Barrichello et Jenson Button n'ont
toutefois pas fait le voyage à Suzuka pour rien. Au
contraire des Renault de Fernando Alonso et Romain Grosjean,
10e et 16e.
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