L'écurie britannique de Formule 1 McLaren a débuté en G-P en 1966. Elle est liée au motoriste et constructeur automobile allemand Mercedes-Benz depuis 1995.
L'écurie est une des branches du McLaren Group, actuellement détenu à 40% par Daimler Chrysler, à 30% par le Bahrain Mumtalakat Holding, à 15% par Ron Dennis et les 15% restant appartiennent à TAG (Mansour Ojjeh).
Fernando Alonso (qui a remplacé Kimi Räikkönen) sera l'un des deux pilotes McLaren pour le championnat du monde de Formule 1 2007. Son coéquipier sera le jeune espoir britannique Lewis Hamilton.
1963-1966 : naissance de l'écurie
Pilote officiel de l'écurie Cooper à partir de 1958 en Formule 2, puis 1959 en Formule 1, le Néo-Zélandais Bruce McLaren devient cette année-là à Sebring le plus jeune vainqueur de Grand Prix, à l'âge de 22 ans. Lorsque son coéquipier et mentor Jack Brabham quitte l'écurie Cooper à la fin de l'année 1960 pour bâtir sa propre structure, Bruce McLaren devient le leader de l'équipe, mais ne peut empêcher son lent déclin. Inspiré par l'exemple de Jack Brabham, il décide alors lui aussi de créer sa propre écurie de course.
Le Bruce McLaren Motor Racing Ltd voir le jour lors de l'hiver 1963-1964. Bruce McLaren engage sous sa propre bannière des Cooper dans le championnat de Formule Tasmane, une série hivernale très réputée, et disputée en Océanie lors de l'inter-saison de Formule 1. Pour l'épauler dans son entreprise, il est rapidement épaulé par Teddy Mayer un juriste américain passionné de sport automobile et qui faisait à l'origine office de manager pour son jeune frère Tim Mayer, engagé par Bruce McLaren en tant que deuxième pilote. Malgré la mort de Tim Mayer en février 1964, Bruce McLaren et Teddy Mayer décident de poursuivre l'aventure. En 1964, parallèlement à ses engagements en Formule 1, Bruce McLaren élargit les activités de son équipe aux épreuves d'Endurance, et notamment aux épreuves américaines, alors richement dotées. Pour cela, il prend à nouveau comme base des châssis Cooper.
Ce n'est qu'en 1966 que l'équipe McLaren devient non plus préparateur, mais un constructeur à part entière. Début 1966, McLaren crée son premier prototype de type CanAm, ainsi que sa première Formule 1, la M2B.
1966-1970 : premiers succès
Si l'équipe de CanAm ne tarde pas à dominer outrageusement ses rivales, il n'en va pas de même pour l'équipe de F1, essentiellement faute d'une bonne motorisation. Pour sa première saison, McLaren jongle sans grand succès avec un V8 Ford 4200 cc issu des épreuves américaines et à la cylindrée rabaissée aux 3000 cc réglementaires (ce moteur n'a rien à voir avec le fameux V8 Ford Cosworth qui ne verra le jour que l'année suivante) ainsi qu'avec un V8 Serenissima (issu du fiasco ATS) du Comte Volpi. En 1967, Bruce McLaren passe un accord de fourniture moteur avec BRM, mais les retards de conception du V12 BRM obligent McLaren à se tourner durant la majeure partie de l'année vers le V8 BRM 2000cc à la puissance insuffisante, ce qui gâche à nouveau la saison.
C'est à partir de 1968 que les résultats décollent enfin. L'équipe McLaren est renforcée par le champion du monde en titre Denny Hulme (déjà équipier de McLaren en CanAm), et surtout, bénéficie comme Lotus et Matra du V8 Ford Cosworth, gage de performance et de fiabilité. Le Bruce McLaren pilote offre en Belgique au Bruce McLaren directeur d'équipe son premier succès en Formule 1. Quelques semaines plus tard, c'est Denny Hulme qui décroche deux victoires et parvient à s'inviter à la lutte pour le titre mondial.
Perturbée en 1969 par le développement de deux programmes simultanés en F1 (comme d'autres équipes, McLaren se fourvoie en croyant voir une solution d'avenir dans une monoplace à quatre roues motrices), l'écurie anglo-néo-zélandaise rate sa saison. Denny Hulme parvient tout de même à accrocher une victoire en fin d'année au Mexique.
Bien engagée, la saison 1970 tourne au drame lorsque début mai, Denny Hulme est victime lors des essais des 500 Miles d'Indianapolis (nouvel objectif de McLaren) d'un grave accident qui lui occasionne de sévères brûlures aux mains. Plus grave, le 2 juin 1970, lors d'une séance d'essais privés sur le circuit de Goodwood en Angleterre, Bruce McLaren perd le contrôle de son prototype CanAm, déséquilibré par la perte de son capot moteur. La M8D vient s'écraser sur un poste de commissaires en béton, tuant instantanément son pilote.
Premiers titres : années 70
En 1974, McLaren connaîtra son premier grand succès : un titre constructeur et un titre pilote (avec Emerson Fittipaldi) en battant Ferrari. En 1976, James Hunt remporta également le championnat pilote avec un McLaren malgré la victoire de Ferrari aux constructeurs. Il faut noter néanmoins que le titre de Hunt fut acquis après le retrait volontaire de Nicky Lauda pendant le Grand Prix du Japon, dernière course de la saison. En effet, la pluie battante avait convaincue Lauda que sa vie valait mieux qu'un titre pilote (ce qu'on peut aisément comprendre suite au grave accident dont il fut victime au Nürbürgring la même année).
Le succès : années 80
Les années 80 marquent un grand tournant pour McLaren: l'arrivée de Ron Dennis, de nouveaux ingénieurs et partenaires et surtout de pilotes qui marqueront la F1 à jamais comme Alain Prost ou Ayrton Senna. McLaren se lie avec les motoristes Porsche (1984-1987) et Honda (1988-1992). L'écurie remportera le titre pilote avec Niki Lauda (1984), Alain Prost (1985, 1986, 1989) et Ayrton Senna (1988). Au moment ou Ron Dennis arrive à la tête de l'écurie, la situation de McLaren est loin d'être brillante. Les pilotes (dont Alain Prost) n'ont plus confiance en la voiture et les finances sont dans le rouge. Avec le soutien de Marlboro, Ron Dennis avec sa structure Project 4 absorbe McLaren et entreprend la restructuration de l'écurie et engage un ingénieur de grand talent en la personne de John Barnard. Ce dernier est le premier à vouloir utiliser les fibres de carbone dand la construction d'une formule 1, car il a bien compris les avantages que procure cette technologie à savoir : une plus grande légèreté et une meilleure rigidité.
Pour la saison 1982, Ron Dennis parvient à convaincre Niki Lauda, retraité depuis 1979, (et monnayant une somme substantielle), à reprendre la compétition. Ce dernier fera un retour plus que brillant en remportant un grand prix cette année la. Après une année 1983 plus en demie teinte, Ron Dennis parvient à engager Alain Prost, tout juste licencié par Renault après leur catastrophique fin de saison.
Nanti de cette équipe de rêve, McLaren va alors effectuer une saison sans précédent jusqu'alors, remportant 11 grands prix (7 pour Prost et 4 pour Lauda). Ce sera cependant Lauda qui coiffera la couronne mondiale pour un demi-point (!) (score le plus serré jusqu'à présent), grâce à sa plus grande régularité (Prost avait encore la fâcheuse habitude de casser ou gagner).
L'année 85 fut l'année du triomphe pour Prost et de la confirmation pour McLaren. Après une saison en demie teinte (marqué tout de même par une magnifique victoire en fin de saison après une jolie bagarre contre Prost), Niki Lauda tira définitivement un trait sur la compétition. 1986 vit le deuxième titre de Prost malgré la domination des Williams, équipées d'un moteur turbo Honda arrivé à maturité. Prost profita cette année la de la rivalité des deux pilotes adverses, Mansell et Picquet pour les coiffer au poteau lors de la dernière course, grâce à sa maîtrise tactique et son pilotage très fin. (Prost était considéré comme le pilote sachant le mieux économiser une voiture).
L'année 1987 fut sans surprise dominée par les Williams, mais l'ambiance de lutte instestine y régnant en permanence convainquit les gens de Honda de répondre à l'appel de Ron Dennis pour 1988. C'est à cette même époque qu'Ayrton Senna rejoignit l'équipe McLaren, formant avec Alain Prost la dream team dont tout manager de formule 1 souhaitait disposer.
Le résultat ne se fit pas attendre. McLaren écrasa littéralement la concurrence, s'adjugeant 15 courses sur les 16 que comptait le championnat. La voiture, la Mp4-4 s'avéra la meilleure machine, bien aidé par le bloc Honda et Ayrton Senna vit son talent récompensé par le titre des pilotes.
1989 s'annonçait sous les même auspices, mais ce fut l'année ou les relations entre Alain Prost et Ayrton Senna se dégradèrent à cause d'un pacte de non agression non respecté par le brésilien à Imola pour le Grand Prix de St-Marin. La fureur de Prost, l'intervention de la presse envenimèrent les choses et aboutirent à une situation explosive trouvant son dénouement à Suzuka au Japon avec le fameux accrochage entre les deux pilotes McLaren. Prost devint champion du monde et quitta McLaren tandis que Senna fut disqualifié de la course pour "aide exterieur".
Au milieu de tout ceci, Ron Dennis pouvait néanmoins être content car il accrochait un nouveau doublé pilote et constructeur au palmarès de son écurie.
La chute, puis le retour : années 90
L'écurie remporta encore les titres en 1990 et 1991, toujours avec Ayrton Senna. La saison 1992 fut plus difficile, et aboutira au départ d'Honda de la F1. L'écurie disputa alors la saison 1993 avec des moteurs Ford-Cosworth client. Ayrton Senna malgré une saison marquée par un éclat éblouissant quitta l'écurie à la fin de la saison. En 1994, McLaren se lie au motoriste et constructeur automobile Peugeot. Mais des luttes et divergences d'opinion entre les deux parties eurent pour conséquence un divorce entre les 2 firmes. En 1995, McLaren débuta alors un partenariat avec Mercedes-Benz. Il faudra cependant attendre 1997 pour que David Coulthard remporte les G-P d'Australie et d'Italie et Mika Hakkinen le tout dernier Grand Prix de la saison, à Jerez. La saison 1998, avec David Coulthard et Mika Hakkinen fut l'année du grand retour de McLaren. Cela commença avec cinq victoires au cours des six premières courses jusqu'au titre constructeur et au sacre de Mika Hakkinen. En 1999, cela fut moins brillant puisque McLaren ne peut profiter de l'accident de Michael Schumacher, le titre constructeur revenant tout de même aux rouges. Mika Hakkinen remporta quand même le titre pilote.
Les années 2000
En 2000, McLaren lutta pour les titres avec Mika Hakkinen, mais dut finalement s'incliner face à Ferrari et Michael Schumacher. Les années qui suivirent furent celles de la domination de la Scuderia Ferrari. Malgré cela, McLaren resta toujours au sommet et jusqu'en 2003 resta toujours présent parmi les 3 meilleures équipes malgré quelques erreurs techniques. En effet, McLaren développa au long de l'année 2003 une voiture MP4-18 qui fut un échec total, puisqu'elle ne participa à aucune course pour faute de performances et de fiabilité aux essais privés. La saison 2004 fut par conséquence une des plus mauvaises que l'équipe n'ait jamais connues puisque l'équipe termina 5ème au championnat malgré l'expérience du chevronné David Coulthard et le talent de Kimi Räikkönen. Décidé à effacer ce mauvais épisode, l'équipe travailla d'arrache-pied pour concevoir la McLaren MP4-20 de 2005, pilotée par Räikkönen et Juan Pablo Montoya. Mais si la voiture fut très performante, elle manqua singulièrement de fiabilité, et Kimi Räikkönen plus à son aise que Montoya dans l'ensemble de la saison, dut s'incliner pour le titre face à Fernando Alonso 3 épreuves avant la fin, et McLaren face à Renault pour le titre constructeur, dans la dernière manche. Le début de la saison 2006 fut prometteur, Kimi Räikkönen effectuant une splendide remontée de la dernière à la 3e place lors de l'épreuve d'ouverture, mais bien vite, il fut évident que si la nouvelle MP4-21 était plus fiable que son aînée, elle n'avait plus la vitesse de celle-ci. Le redressement se fit progressivement, mais l'écart au championnat était trop grand pour revenir, une fois la performance retrouvée.
La saison 2007:
L'écurie McLaren se trouve en première ligne dans l'affaire d'espionnage qui aura marqué la saison 2007. Le 3 juillet, l'écurie rivale Ferrari accuse un haut responsable technique de l'écurie McLaren d'être entré en possession de nombreuses informations techniques lui appartenant, qui auraient été transmises par Nigel Stepney, licencié par Ferrari à l'issue d'une enquête interne.[1] Quelques jours plus tard, McLaren-Mercedes annonce avoir suspendu Mike Coughlan de ses fonctions de concepteur en chef, alors qu'un dossier technique détaillé de 780 pages est retrouvé à son domicile lors d'une perquisition. Le 26 juillet, la FIA convoque une réunion du Conseil Mondial du Sport Automobile à Paris, et reconnaît McLaren coupable de violation de l'article 151(c) du Code Sportif, sans néanmoins lui infliger de sanction faute de preuves, en se réservant cependant le droit de convoquer une nouvelle fois l'écurie en cas d'apport de nouveaux éléments. Le 13 septembre 2007, nouvelle réunion du Conseil Mondial, convoqué par Max Mosley, à l'issue duquel McLaren est non seulement reconnue une nouvelle fois coupable, mais est cette fois très lourdement pénalisée. L'écurie est en effet exclue du championnat du monde des constructeurs, et se voit infliger une amende record de 100 millions $ (de laquelle seront cependant déductibles les primes de résultats, estimées à 60 millions $, qui auraient été allouées à McLaren en fin de saison). Le Conseil Mondial a sanctionné McLaren en se fondant sur des preuves accablantes ont été apportées au dossier. Celles-ci se composent notamment d'échanges de mails et de SMS entre Fernando Alonso, Pedro de la Rosa et Mike Coughlan, datant du début de saison, et relatifs à certaines caractéristiques techniques, telles que la répartition des masses ou les propriétés du système de freinage de la Ferrari F2007.[2] Pour leur collaboration avec la FIA dans l'apport de ces nouvelles preuves, Hamilton, mais surtout Alonso, en conflit ouvert avec Ron Dennis et qui ne cache plus son envie de quitter l'équipe, sont exemptés de sanction, conservent leurs points et sont donc libres de continuer à se disputer le titre de champion du monde.[3] Tout au long de l'affaire et de ses développements, la défense de McLaren repose sur le fait que, s'il a bien été prouvé que Coughlan avait eu accès à des documents internes de Ferrari, ceux-ci n'ont jamais été utilisés par l'écurie anglaise. A l'issue de la réunion du Conseil Mondial ayant sanctionné McLaren, Ron Dennis rejette la légitimité de cette sanction, mais l'écurie renonce finalement à faire appel, ce qui offre par voie de conséquence à Ferrari le titre de champion du monde des constructeurs.[4] Peu après la fin de la saison, l'équipe Mclaren et Fernando Alonso décident d'un commun accord de mettre fin à leur collaboration. Au GP du Brésil, alors qu'il n'est qu'outsider, Kimi Räikkönen (Ferrari) profite d'un incroyable concours de circonstances pour devancer ses deux adversaires Fernando Alonso et Lewis Hamilton et devenir champion du monde de Formule 1 pour la première fois de sa carrière. Malgré une réclamation de l'écurie McLaren portant sur la température du carburant embarqué dans les BMW Sauber et Williams-Toyota F1 et pouvant aboutir au déclassement de leurs pilotes et permettre à Lewis Hamilton de récupérer les points qui lui ont manqué pour remporter le championnat, la FIA officialise le résultat du Grand Prix. L'écurie McLaren décide de faire appel de cette décision[5] mais le 16 novembre, le Tribunal d'appel de la FIA entérine définitivement le classement de la course et donc le titre mondial de Räikkönen.
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GP Espagne | GP Bahrein | GP Malaisie | GP Australie |
| Ferrari | 6 Jan | Honda | 29 Jan | ||||
| McLaren | 7 Jan | Renault | 31 Jan | ||||
| Toyota | 10 Jan | Force India | 7 févr | ||||
| Bmw Sauber | 14 Jan | Toro Rosso | - | ||||
| Red Bull | 16 Jan | Super Aguri | - | ||||
| Williams | 21 jan | ||||||

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