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Le Grand Prix d'Australie est une course automobile créée
en 1928 et qui compte pour le championnat du monde de
Formule 1 depuis 1985.
Depuis 1996, le Grand Prix a lieu dans la banlieue de
Melbourne, sur l'Albert Park Circuit. Il s'agit d'un
circuit semi-urbain, qui emprunte pour partie des voies de
circulation quotidiennes, mais dont les aménagements le
rapprochent plus des tracés routiers traditionnels que
d'un véritable circuit urbain du style de celui de
Monaco.
Historique
Premières éditions
La première édition du Grand Prix d'Australie s'est
tenue le 26 mars 1928, sur le tracé de Phillip Island.
Officiellement dénommée "100 Miles Road Race",
l'épreuve n'a été considérée qu'a posteriori comme le
premier GP d'Australie. Organisé sous la forme classique
d'une épreuve en peloton, le GP d'Australie devint en
1932 une course à "handicap": les concurrents
ne s'élançaient plus groupés, mais les uns après les
autres, selon des écarts définis par l'organisateur en
fonction du potentiel estimé des voitures et des pilotes.
Il s'agissait de permettre aux concurrents les moins forts
d'avoir une chance de battre les meilleurs. Le vainqueur
du GP était donc celui qui franchissait en premier la
ligne d'arrivée et non celui qui avait mis le moins de
temps à parcourir la distance prévue. Il est à noter
que durant certaines éditions, le handicap de temps n'était
pas donné au départ, mais après la course, sous la
forme d'une pénalité en temps, les concurrents s'élançant
groupés.
A l'issue de l'édition 1935, les organisateurs décidèrent
d'abandonner le tracé de Phillip Island (jugé trop
dangereux compte tenu de l'évolution des performances des
voitures), et le GP ne fut plus organisé jusqu'en 1938,
et sa tenue sur le tracé du Mont-Panorama à Bathurst. Il
convient toutefois de noter qu'une épreuve de prestige
fut organisée en 1936 sur le circuit de Port Elliot près
de Victor Harbor afin de commémorer le centenaire de la
fondation de l'Australie du Sud, et que cette épreuve
s'est vue curieusement attribuée a posteriori le titre de
GP d'Australie 1937 (et non 1936).
Interrompue par la guerre, la tenue du GP d'Australie
reprit en 1947. A partir de 1949, le principe de la course
"handicap" fut abandonné, et le vainqueur à
nouveau déterminé au "scratch", après un départ
groupé. Ce changement de règlement peut être inteprété
comme un véritable changement de philosophie de l'épreuve:
jusque là surtout destinée aux amateurs locaux et disputée
selon un règlement qui nivellait les chances des
concurrents, elle se transforme en véritable compétition
sportive, qui ne s'offre qu'aux meilleurs. Même si le GP
d'Australie n'est pas incorporé au nouveau championnat du
monde de Formule 1 créé en 1950 (l'épreuve se déroule
d'ailleurs selon le règlement "Formule Libre"
et non celui de la F1), cette nouvelle orientation de l'épreuve
contribua à attirer progressivement au cours de la décennie
quelques célèbres pilotes étrangers (Stirling Moss,
Jean Behra), ainsi qu'à faire ponctuellement revenir les
prestigieux exilés qu'étaient Jack Brabham et le Néo-Zélandais
Bruce McLaren.
La Formule Tasmane 2,5l
L'internationalisation de l'épreuve s'accélèra en
1964, lorsqu'elle fut incorporée aux Tasman Series (ou
Formule Tasmane), un championnat hivernal disputé en Océanie.
Mettant aux prises des monoplaces de 2500 cm3 (donc plus
performantes que les Formule 1 de la période 1961-1965)
et dotée de belles primes d'arrivée, ce championnat
attira jusqu'en 1969 la crème du sport automobile
mondial, qu'il s'agisse des pilotes ou des écuries.
La Formule 5000
A l'issue de la saison 1969, compte tenu de l'intérêt
décroissant des meilleurs pilotes mondiaux à venir en Océanie,
les organisateurs des Tasman Series décidèrent
d'abandonner le règlement limitant la cylindrée maximale
à 2500 cm3, pour s'aligner sur le règlement de la
Formule 5000, susceptible de garantir des grilles de départ
mieux garnies. Durant cette période, qui dura jusqu'en
1979 (sachant que la Tasman Series, elle, s'arrêta dès
1976), le GP d'Australie redevint une épreuve dont le
rayonnement ne dépassait guère l'Océanie.
La tentation de la F1
En 1980, l'épreuve se dispute toujours selon le règlement
de la Formule 5000, mais afin d'accroitre sa notoriété,
les organisateurs décidèrent d'accepter les voitures de
Formule 1. Seuls trois pilotes du championnat du monde répondirent
à l'invitation pour disputer la course, prévue en fin
d'année: l'Australien Alan Jones (tout nouveau champion
du monde), l'Italien Bruno Giacomelli, et le Français
Didier Pironi. Si Pironi, suite à un désaccord avec
Ligier (il était sur le point de rejoindre la Scuderia
Ferrari) fut finalement contraint de s'aligner au volant
d'une F5000 locale, Jones et Giacommeli prirent eux le départ
sur leurs F1 habituelles, respectivement une Williams-Ford
et une Alfa Romeo. Malgré une cylindrée désavantageuse
(seulemment 3000 cm3 pour les F1 contre 5000 cm3 pour les
F5000), les deux F1, aux chassis plus modernes et
sophistiquées, dominèrent outrageusement l'épreuve et
Jones s'imposa facilement.
Après cet intermède, les organisateurs du GP
d'Australie revinrent à une formule plus classique, en réservant
leur épreuve aux voitures de Formule Atlantic (aussi
appelées Formule Pacific ou Formula Mondial), une
discipline réglementairement proche de la Formule 2. Mais
la volonté de faire du GP d'Australie une épreuve de
prestige subistait, et de 1981 à 1984 ils parvinrent à
inviter plusieurs stars de la Formule 1, parmi lesquelles
Nelson Piquet et Alain Prost.
Championnat du monde de F1
En 1985, le projet longtemps muri de faire accéder le
GP d'Australie au calendrier du championnat du monde de
Formule 1 aboutit enfin. Disputé sur le sélectif circuit
urbain d'Adelaide, le GP d'Australie obtint le privilège
très convoité de cloturer le championnat du monde, avec
donc la perspective d'accueillir des courses décisives
pour l'attribution du titre mondial. Mais les
circonstantes feront que cette perspective ne se réalisae
qu'à deux reprises (en 1986 et 1994). Le faible enjeu de
la plupart des GP d'Australie à Adelaide, et le côté
"vacances anticipées" permit néanmoins au
public d'assister à des courses souvent atypiques et
mouvementées.
En 1996, après que le gouvernement de Jeff Kennett eut
dépensé une somme non révélée (mais supposée
relativement élevée), la course fut déplacée sur un
circuit semi-urbain reconstruit à Albert Park dans la
banlieue de Melbourne. La décision de faire se dérouler
la course à cet endroit était controversée. Une série
de protestations fut organisée par le groupe « Sauver
Albert Park », qui proclamait que le parc avait été
transformé en cour de jeu privée pour une grande partie
de l'année, au détriment de son aspect de parc public.
De plus, cette association arguait que, s'il devait être
dépensé dans les courses automobiles, l'argent serait
mieux dépensé en réalisant un circuit permanent à un
autre endroit. Ils ont également essayé de montrer que
les avantages économiques tirés de la course étaient
faux et exagérés. Les organisateurs de la course ainsi
que le gouvernement déclarèrent que les bénéfices économiques
de la courses étaient supérieurs aux coûts, et que les
agréments publics du parc furent considérablement améliorés
par les travaux effectués grâce à la course.
Le changement de location fut également l'occasion
pour l'épreuve de troquer son statut de dernière manche
du championnat, pour celui de première manche (exception
faite de l'édition 2006, déplacée de mars à avril en
raison de la tenue à Melbourne des Jeux du Commonwealth).
Faits marquants
-GP d'Australie 1985. La première édition d'un GP
d'Australie comptant pour le championnat du monde est le
théatre d'un affrontement de rue particulièrement rude
pour la victoire entre le Brésilien Ayrton Senna (Lotus-Renault)
et les pilotes Williams-Honda (Nigel Mansell et Keke
Rosberg). Après avoir envoyé Mansell dans le décor en début
de course, Senna sera lui-même victime de la défense très
agressive de Rosberg, finalement vainqueur.
-GP d'Australie 1986. Il s'agit probablement du plus
fameux des GP d'Australie, et même de l'une des courses
les plus marquantes de l'histoire de la Formule 1. Fait
rare, trois pilotes (dans l'ordre: Nigel Mansell, Nelson
Piquet et Alain Prost) abordaient cette ultime manche du
championnat avec l'espoir de décrocher le titre mondial.
Solidement installé en deuxième position, puis éphémère
leader de l'épreuve après le déchappage de Keke Rosberg
(McLaren-TAG), Mansell (Williams-Honda) semblait rouler
vers son premier titre mondial jusqu'à ce qu'il soit
victime lui aussi d'un déchappage à haute vitesse.
Parvenant à contrôler sa monoplace qui racle le sol dans
un déluge d'étincelles, le Britannique est néanmoins
contraint à l'abandon. Lui succédant en tête, son coéquipier
Nelson Piquet se retrouve alors à son tour en position de
champion du monde, mais craignant une malfaçon en série
des gommes apportées par Goodyear, son équipe lui
demande d'observer un changement de pneus par précaution.
C'est alors le troisième larron, Alain Prost (McLaren-TAG),
qui s'empare du commandement de la course. Victime en début
de course d'une crevaison, il avait livré une
spectaculaire remontée pour refaire son retard. Malgré
un ultime effort de Piquet (chaussés de pneus neufs), et
malgré une jauge d'essence indiquant qu'il frole la panne
seche, Prost parvient à remporter la course, et le titre
mondial.
-GP d'Australie 1989. Disputée sous des trombes d'eau, l'épreuve
donne lieu à un véritable jeu de massacre. Peu avant le
départ, certains pilotes avaient pourtant tenté de faire
repousser le départ, mais sous la pression des
organisateurs et des directeurs d'écurie, la fronde fut
rapidement étouffée. La victoire revint finalement au
Belge Thierry Boutsen, sur Williams-Renault.
-GP d'Australie 1990. Une semaine seulement après le
calamiteux GP du Japon (marqué par un nouvel accrochage
Prost-Senna), le GP d'Australie, 500e Grand Prix de
l'histoire du championnat du monde de Formule 1, donne
lieu à une course spectaculaire, et remportée par le Brésilien
Nelson Piquet (Benetton-Ford), auteur d'une belle remontée.
-GP d'Australie 1991. Deux ans après l'édition 1989, le
déluge est à nouveau au rendez-vous, et comme en 1989,
les pilotes sont incapables de s'unir pour obtenir le
report ou l'annulation de l'épreuve. Mais la sagesse
finit par prévaloir lorsqu'au 15e tour, la direction de
course décide de mettre un terme prématuré à l'épreuve.
Aujourd'hui encore, le GP d'Australie 1991 (remporté par
Ayrton Senna, sur McLaren-Honda) reste le GP de F1 le plus
court de l'histoire.
-GP d'Australie 1993. Le Grand Prix de la fin d'une époque:
facile vainqueur, Ayrton Senna (McLaren-Ford) retrouve sur
le podium son éternel rival Alain Prost (Williams-Renault),
qui vient de disputer sa toute dernière course. Alors que
les deux hommes s'étaient déjà retrouvés ensembles sur
le podium du GP précédent au Japon mais sans s'échanger
le moindre regard, le podium du GP d'Australie est au
contraire celui de la réconciliation définitive entre
les deux grands ennemis des années passées, qui s'étreignent
chaleureusement, avant d'échanger des plaisanteries lors
de la conférence de presse. Personne n'imagine alors que
c'est également le dernier podium d'Ayrton Senna, qui se
tuera quelques moins plus tard.
-GP d'Australie 1994. Huit années après l'historique édition
de 1986, Adelaide retrouve l'excitation d'accueillir une
épreuve décisive pour l'attribution du titre mondial.
Poleman surprise, le vétéran Nigel Mansell (Williams-Renault)
se fait déborder dès le départ par les deux prétendants
au titre mondial: Michael Schumacher (Benetton-Ford) et
Damon Hill (Williams-Renault). Alors que les deux hommes
avaient bouclé la première partie de l'épreuve roues
dans roues, Schumacher semble parvenir à se détacher
mais part à la faute et heurte le mur. Fortement ralenti,
il voit immédiatement revenir sur lui Damon Hill, et lui
ferme brusquement la porte lorsque ce dernier entreprend
de le dépasser dans le virage suivant. L'accrochage est
inévitable, et l'abandon des deux hommes permet à
Schumacher de remporter son premier titre mondial.
-GP d'Australie 1995. L'épreuve, qui se tient pour la
dernière fois à Adelaide, donne lieu à un scénario
mouvementé et à de multiples abandons, dont le plus
cocasse et probablement celui de David Coulthard (Williams-Renault),
parti à la faute dans la voie de décélération des
stands et qui a heurté un mur. Dernier favori rescapé,
Damon Hill (Williams-Renault) s'impose avec 2 tours
d'avance (plus grand écart jamais enregistré entre un
vainqueur et son dauphin) sur Olivier Panis (Ligier-Mugen
Honda), qui a bouclé les derniers tours avec un moteur
fumant.
-GP d'Australie 1996. Le GP d'Australie abandonne Adelaide,
et rejoint Melbourne. Placé en position d'ouverture du
championnat du monde, l'épreuve est marquée par la révélation
de Jacques Villeneuve (Williams-Renault), parti en
pole-position du tout premier GP de sa carrière.
Dominateur durant la course, il paye cher une légère
excursion hors-piste et pour ménager son moteur qui perd
de l'huile, doit céder la victoire à son coéquipier
Damon Hill.
-GP d'Australie 1997. Après les ennuis rencontrés par
les principaux favoris, la victoire revient de manière
surprise à l'outsider David Coulthard (McLaren-Mercedes).
Il offre à McLaren sa première victoire depuis le GP
d'Australie 1993, et à Mercedes son premier succès
depuis 1955. Il inaugure également de la meilleure façon
la nouvelle décoration grise et noire de son écurie,
sensée perpétuer le mythe des "Flèches
d'Argent".
-GP d'Australie 1998. Contrairement à l'année précédente,
les McLaren-Mercedes abordent l'épreuve en position de
favorite. Leur impressionnante démonstration est pourtant
contrariée par une erreur de communication qui coute le
commandement à Mika Hakkinen (poleman et en tête depuis
le début de la course). Ce dernier, interprétant mal une
communication radio, effectue en effet un crochet inutile
par les stands. Mais en fin de course, sur ordre de son équipe,
David Coulthard redonne la première place à son coéquipier.
-GP d'Australie 2001. L'épreuve, remportée par Michael
Schumacher (Ferrari) a été frappée d’une tragédie
lors d’un accrochage entre Ralf Schumacher (Williams-BMW)
et Jacques Villeneuve (BAR-Honda), lorsqu'un pneu a été
projeté en l'air et est entré dans un espace entre deux
barrières, tuant ainsi un commissaire de piste
volontaire.
-GP d'Australie 2002. L'épreuve est à nouveau dominée
par Michael Schumacher (Ferrari). Mais le public n'a
d'yeux que pour le débutant local Mark Webber qui,
profitant du double carambolage qui a décimé le peloton
au départ, a hissé sa modeste Minardi en cinquième
position, une place qu'il parviendra à sauver malgré le
retour en fin de course de Mika Salo sur une Toyota bien
plus performante. Rompant avec le très rigide protocole
de la FIA, Mark Webber et son patron Paul Stoddart (également
australien) auront les honneurs du podium et du champagne
devant un public conquis, seulement quelques minutes après
le "vrai" podium.
-GP d'Australie 2005. Le Grand Prix se joue dès les
qualifications, où bénéficiant d'une meilleure position
de passage, Giancarlo Fisichella (Renault) effectue la
pole position sur une piste relativement sèche, tandis
que ses principaux adversaires doivent eux composer avec
la pluie et se retrouvent relégués dans la deuxième
moitié de la grille. La course est ensuite une simple
formalité pour le Romain, qui décroche la deuxième
victoire de sa carrière.
-GP d'Australie 2006. Disputée sur une piste très froide
et à l'adhérence précaire, l'épreuve donne lieu à une
course particulièrement animée, avec de multiples
interventions de la voiture de sécurité. Le champion du
monde en titre Fernando Alonso (Renault) se montre
intraitable.
GP d'Australie 2007: Kimi Räikkönen sur Ferrari emporte
le premire Grand Prix de la saison à Melbourne en
Australie. Aucun accident lors du départ. Fernando Alonso
s'est fait surprendre par Nick Heidfeld et par Lewis
Hamilton lors du départ. Après quelques tours, Kimi Räikkönen
est premier, Nick Heidfeld 2nd, Lewis Hamilton est 3ème,
et Fernanrdo Alonso en 4ème position.
GP d'Australie 2008: 1ère course plus que palpitante,
seulement 7 voitures arrivent à franchir la ligne d'arrivée.
Lewis Hamilton sur Mclaren remporte la première course de
la saison devant la Bmw Sauber de Nick Heidfeld et la
Williams Toyota de Nico Rosberg. Le Champion du Monde en
Titre Kimi Raikkonen sur Ferrari se Classe 8ème et
abandon de l'autre Ferrari de Felipe Massa.
GP Australie 2009: Disposant d’une monoplace au-dessus
du lot, Jenson Button et Rubens Barrichello sur Brawn GP
sont parvenus à réaliser le doublé pour la première
course de l’équipe, ce qui constitue une véritable
prouesse.
Jenson Button remporte le Grand Prix d'Australie devant
son coéquipier Barrichello, qui a parfaitement profité
de l'accrochage entre Vettel et Kubica qui pointaient en
2e et 3e position à trois tours de la fin. Jarno Trulli
complète le podium. Hamilton (McLaren) 4e, Glock (Toyota)
5e, Alonso (Renault) 6e, Rosberg (Williams) 7e, Buemi (Toro
Rosso) 8e et Bourdais (Toro Rosso) 9e.
GP Australie 2010 :Victoire de Jenson Button sur Mclaren, devant la Renault de Robert Kubica et la Ferrari de Felipe Massa. Le leader du championnat du Monde Fernando Alonso se classe 5ème devant la mercedes de Nico Rosberg et l'autre McLaren de Lewis Hamilton. L'auteur de la pole position Sebastian Vettel a été contraint à l'abandon après un tête-à-queue. Michael Schumacher se classe 10ème.
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